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Arnaga : une œuvre ciselée par deux maîtres

  • Photo du rédacteur: Villa Arnaga
    Villa Arnaga
  • 9 avr. 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 févr.

Rosemonde Gérard

L’exposition « Arnaga, une œuvre ciselée par deux Maîtres » met en lumière l’architecture de la Villa Arnaga et le dialogue créatif entre Edmond Rostand et l’architecte Albert Tournaire.


Les documents présentés, souvent originaux, révèlent le rôle actif du poète dans la conception de sa demeure et la rigueur du travail architectural qui a permis de réaliser cette ambitieuse construction néo-basque.


Les plans, croquis et correspondances exposés dans les premières salles montrent qu’Edmond Rostand suivait minutieusement l'évolution du projet, imposant ses choix esthétiques et fonctionnels.


Au premier étage, le parcours dévoile la méthode de Tournaire : gestion précise du chantier, contrôle strict des dépenses, coordination des entreprises. Sa maîtrise permet même de réduire d’environ 10 % le coût final pour Rostand.


L’exposition rappelle également l’ampleur du programme imaginé pour Arnaga : au-delà de la maison, l’architecte conçoit écuries, conciergerie, moulin, serres et jardins.


Le récit replace ce chantier exceptionnel dans le contexte de la fulgurante célébrité d’Edmond Rostand. Après le triomphe de Cyrano de Bergerac en 1897 puis de L’Aiglon, le poète fuit une notoriété envahissante et choisit Cambo-les-Bains comme refuge.


Dès 1902, il rêve d’une maison idéale et trouve un terrain qu’il juge parfait, un plateau harmonieux dominant la Nive. Tournaire, architecte déjà reconnu et Grand Prix de Rome, transforme cette vision en un projet cohérent et magistral.


Le parcours rappelle enfin la carrière remarquable de Tournaire : pensionnaire de la Villa Médicis, architecte des fouilles de Delphes, concepteur de l’Exposition de Bordeaux, puis architecte de la Ville de Paris. Il mène simultanément de grands chantiers – Caisse d’Épargne de Marseille, Palais de Justice, Villa Ephrussi – et dirige plus tard l’Exposition coloniale internationale de 1931.


Honoré tout au long de sa vie, président de l’Académie des Beaux-Arts puis grand officier de la Légion d’honneur, il s’éteint en 1958, reconnu comme un artiste complet et une figure majeure de l’architecture française.


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