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Rosemonde Gérard

  • Photo du rédacteur: Villa Arnaga
    Villa Arnaga
  • 1 mars 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 févr.


Rosemonde Gérard

À l’occasion de l’entrée de son œuvre dans le domaine public, la Villa Arnaga consacre une grande exposition à Rosemonde Gérard.


À travers de nombreux documents souvent inédits, se dévoilent les nuances d’une vie marquée par la création, le dévouement et une remarquable résilience littéraire.








Jeunesse et débuts poétiques (1885-1890)

Élevée dans un milieu artistique, Rosemonde Gérard publie en 1889 Les Pipeaux, couronné par l’Académie française. La critique salue une voix novatrice, et son poème L’Éternelle chanson la rend célèbre grâce aux vers devenus emblématiques : « Je t’aime aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain ».


Edmond Rostand : amour, poésie et dévouement (1890-1910)

Après son mariage avec Edmond Rostand, elle met en retrait sa propre œuvre pour soutenir la carrière de son époux. Rosemonde joue un rôle déterminant : elle lui ouvre les portes des milieux littéraires, facilite ses rencontres décisives – notamment avec Jules Clarétie et Sarah Bernhardt – et participe activement à son travail, jusqu’à financer en partie la création de Cyrano de Bergerac. Son implication dépasse largement le rôle de muse : elle conseille, recopie, documente et encourage, contribuant aux grands succès du dramaturge.


Renaissance littéraire (1911-1953)

À partir de 1911, Rosemonde Gérard retrouve sa liberté créatrice. Elle écrit avec son fils Maurice, collabore avec le compositeur Tiarko Richepin et publie pièces, poèmes et conférences. Les années 1920 marquent l’apogée de sa carrière : six pièces sont jouées, dont La Tour Saint-Jacques à la Comédie-Française. Elle publie également L’Arc-en-Ciel, couronné par l’Académie française, et une biographie de Madame de Genlis. Très présente dans les milieux culturels, elle participe à la vie littéraire, aux salons, aux émissions radiophoniques et met en lumière les femmes poètes dans Les Muses françaises (1943).


Installée auprès de son fils Maurice, elle s’éteint en 1953. Son œuvre, longtemps occultée par la renommée d’Edmond Rostand, révèle pourtant une créatrice majeure, à redécouvrir aujourd’hui.



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